Interactions TP-TS
Transformation Personnelle - Transformation Sociale
Accueil
Inspiration
Penses repres
Interactions TP-TS
Le projet
Les actions et Assembles gnrales
Le Carrefour du 24 novembre 2006
Les textes fondamentaux : les statuts et la charte
Le collectif d’animation
Les chantiers
Les comportements
L’ducation
L’entreprise
Les mouvements civiques
L’cologie
Les valeurs mergentes
Coopration et pratiques citoyennes
Archives Newsletters
Nouvelles interactions n° 7 - mars 2007 - retours sur le carrefour 2006
Nouvelles interactions N°6 - juin 2006 - la richesse, c’est ce qui anime les mots
Nouvelles Interations n°5 - dcembre 2005 - Jouons collectif
Divers
Sélection de sites
Brves

Novembre 2008 : rdition de L’urgence de la mtamorphose sous licence Art Libre
dimanche 21 décembre 2008

L’urgence de la métamorphose : lire, en débattre, agir

En 1989, Jacques Robin (fondateur de Transversales Science Culture et  l’initiative de la création d’Interactions TP-TS) publie Changer d’ère, un ouvrage visionnaire qui interpelle toutes celles et ceux qui pressentent les bouleversements de tous ordres auxquels vont être confrontées les sociétés humaines. Nous avions encore le temps de l’anticipation et de la lucidité. Mais, que nous soyons politiques, dirigeants, citoyens, nous avons écarté toute remise en question profonde.

En 2007, avec Laurence Baranski, et quelques mois avant de nous quitter, il publie L’urgence de la métamorphose , un ouvrage préfacé par l’économiste René Passet, et postfacé par le sociologue Edgar Morin. Le message est le même : nous devons porter un autre regard sur la gestion des activités humaines et sur la manière dont nous souhaitons et pouvons habiter sur la planète Terre, tous ensemble, dans le respect de nos diversités et la reconnaissance de nos complémentarités. Mais le message est plus pressant : il y a urgence. Il est aussi plein d’espérance : la métamorphose qu’il ne tient qu’ nous d’enclencher nous donne l’opportunité de poser les bases d’un nouvel art de vivre sur la planète, dans le plaisir du présent, l’envie du futur, jusqu’ approcher la sensation de l’infini….

Les éditions InLibroVéritas, sont heureuses d’éditer et de vous proposer cet ouvrage sous Licence Art Libre. Vous pouvez bien s »r le commander en format "livre", le lire "en ligne", mais, grâce  cette licence, vous pouvez également le télécharger gratuitement, le copier, le diffuser, le transformer. C’est parce que Jacques Robin souhaitait que son message soit le plus largement diffusé afin d’alimenter le débat public, que Laurence Baranski a opté pour cette licence qui témoigne des nouvelles formes de partage possibles  l’heure de notre entrée dans l’ère de l’information.

Si vous trouvez dans ce livre, conçu comme une plateforme d’idées et de reliance d’initiatives, des confirmations de vos intuitions et de vos analyses, des raisons et l’envie d’exercer encore plus pleinement votre rôle de citoyen, alors n’hésitez pas  être passeurs d’idées… et catalyseurs d’actions.

L’urgence de la métamorphose, Jacques Robin et Laurence Baranski Préface de René Passet, Postface d’Edgar Morin Editions In Libro Veritas, 2008 Licence : Licence Art Libre (LAL) 210 pages

Pour commander ou télécharger L’urgence de la métamorphose : http://www.ilv-edition.com/librairie/lurgence_de_la_metamorphose.html

Pour en savoir plus sur la Licence Art Libre : http://artlibre.org/

Pour en savoir plus sur le Collectif Libre Accès, promoteur de la démarche Art Libre : http://libreacces.org/

Et pour en savoir plus sur le message porté par L’urgence de la métamorphose, ci-dessous les réponses des auteurs  3 questions :
- La planète court-elle  sa perte ?
- Comment freiner cette course ?
- Si vous deviez donner la clé ou le verrou de ces transformations ?

Q : La planète court-elle  sa perte ? R : C’est l’humanité tout entière qui court  sa perte en épuisant la planète qui la fait vivre. Le modèle économique occidental basé sur la surconsommation, la croissance quantitative et le profit monétaire  court terme épuisent et contaminent les ressources naturelles. La propagation de ce modèle qui transforme les humains en consommateurs gloutons, accélère les déséquilibres au point de mettre en danger toutes les formes de vivants qui habitent sur la planète Terre. Le culte du toujours plus et la vénération du dieu argent ne font qu’aggraver au niveau mondial les inégalités entre les pays, et attiser les comportements prédateurs des uns et les rancoeurs ou l’impuissance des autres. Les liens entre les intérêts personnels et les enjeux collectifs, qui donnent un sens  toute vie humaine, se délitent progressivement. Ce qui est en question ce sont les équilibres écologiques certes, mais compris comme étant le résultat croisé des déséquilibres économiques, politiques, culturels et spirituels de nos sociétés.

Q : Comment freiner cette course ? R : La première réponse relève de notre conscience : c’est avant toute chose la prise de conscience généralisée de l’interaction entre le destin de la Terre et celui de l’humanité, interaction qui s’opère au sein d’un univers fabuleux autant que mystérieux, qui peut ouvrir la voie  des transformations radicales. Ensuite, si nous souhaitons donner  l’humanité une chance d’avenir, nous devons assumer nos responsabilités écologiques et humaines. Il ne s’agit pas de se donner bonne conscience par des demi mesures ou des rustines : en revendant par exemple des droits  polluer, ou en signant des chartes ou des codes de bonne conduite. Les réponses ne peuvent être que globales et planétaires, même si, bien évidemment, c’est au niveau local que les solutions doivent émerger. Ces solutions existent déj , on en trouve des exemples sur les cinq continents, dans tous les domaines des activités humaines. Il est urgent de creuser, relier, promouvoir ces pistes de renouveau. Mais elles ne pourront porter leurs fruits que si nous réunissons les conditions de leur épanouissement.

C’est pourquoi, au niveau global, nous proposons de renoncer au modèle unique de l’économie marché, modèle qui ne s’appuie que sur des indicateurs quantitatifs comme le PIB ce qui est absurde et dangereux, pour nous engager vers une économie plurielle au service de l’humain et non l’inverse. Cette nouvelle économie doit s’appuyer sur une nouvelle conception de la richesse qui intégre des indicateurs qualitatifs. En offrant la possibilité d’émettre des monnaies locales ou des monnaies attachées  des activités spécifiques, il s’agira de répondra aux besoins des humains tout en respectant les ressources locales.

Nous proposons également de créer les conditions d’une culture du respect, de l’altérité, du brassage et du métissage en lieu et place de l’indifférence qui s’est généralisée : respect des humains les uns  l’égard des autres,  l’égard des autres cultures, des autres approches, de la nature, pour fonder une solidarité vivante entre les vivants. Essayer d’être meilleurs « avec  » les autres, et non plus « contre  ».

Nous proposons enfin, avec force, de concevoir de nouvelles architectures organisationnelles et relationnelles entre les humains basées sur des rapports de coopération et d’émulation. Nous sommes entrés dans l’ère de l’information. Grâce aux nouvelles technologies utilisées dans les perspectives que nous proposons, ce qui hier était une utopie irréaliste est  présent  portée de main. Nous avons l une opportunité formidable et unique de déployer de nouvelles formes d’économie et de gouvernance.

Q : Si vous deviez donner la clé ou le verrou de ces transformations ? R : Il réside dans le passage du pouvoir/puissance au pouvoir partagé. Le pouvoir tel que nous l’exerçons aujourd’hui, avec l’avidité et le narcissisme qu’il génère, est l’obstacle principal  la métamorphose indispensable et possible. C’est la puissance des pouvoirs économiques, politiques, religieux qui dirigent la planète au mépris des humains qui l’habitent. La première réforme  opérer est celle de la conception du pouvoir et de son exercice : il s’agit de passer de la compétition et de la boulimie d’avoir  la coopération et au plaisir d’être. Il y a urgence.


 Ce site est réalisé avec Spip