Interactions TP-TS
Transformation Personnelle - Transformation Sociale
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Octobre 2008 : prsentation actualise d’Interactions TP-TS

Ce texte a t rdig en octobre 2008, au moment o l’association rejoingnait le mouvement Alliance Civique pour l’Humanit, alors en cours de cration.

Le positionnement d’Interactions TP-TS

L’association Interactions Transformation Personnelle - Transformation Sociale est née en 2002 au sein de la société civile, sous l’impulsion du réseau transdisciplinaire Transversales Science Culture.

Force de propositions en matière d’innovation sociale, Interactions TP-TS :

o met en avant l’idée selon laquelle la santé de nos sociétés et de nos collectifs (associations, institutions, entreprises...) est directement liée  la qualité des relations interpersonnelles que nous entretenons les uns avec les autres, et que la santé des personnes est directement lié  la santé de nos collectifs et sociétés,

o affirme ainsi que la question de la qualité relationnelle est une question profondément politique qui doit être intégrée dans tout projet politique dont l’ambition est de faire émerger des sociétés responsables et solidaires.

o a pour objectif de faire, dans cette perspective, des propositions d’ordre culturel, social, institutionnel, politique et économique, et d’introduire ces propositions dans le débat public, citoyen et démocratique.

Depuis sa création en 2002, Interactions TP-TS :

o explore des modes de régulation, de coopération, de partage, et d’organisation susceptibles d’agir conjointement pour l’épanouissement des personnes et le développement des sociétés.

o propose des actions qui s’articulent autour de réflexions et d’expérimentations. Ces actions prennent la forme de publications, d’événements, de groupes de recherche et de partage.

o relie des personnes qui se sentent coresponsables des évolutions collectives ; des personnes qui, par une recherche de toujours plus de cohérence entre leurs valeurs et leurs actes au quotidien, chacune  leur niveau et dans leur périmètre de responsabilité, souhaitent contribuer  l’émergence de plus de coopération et de respect mutuel.

Pour mettre en cohérence la finalité de l’association avec son propre fonctionnement, Interactions TP-TS présente deux particularités :

1. Les membres qui adhérent  l’association veillent  s’organiser de façon  ce que les modes de relations entre eux et avec l’environnement de l’association soient des modes co-évolutifs et coopératifs. Ces modes de fonctionnement coopératifs sont expérimentés en permanence et en premier lieu par le collectif d’animation de l’association. Régulièrement, des temps d’observation des pratiques permettent d’en dégager des enseignements et d’enrichir les modes de fonctionnement et de relations en conséquence.

2. Pour toute action, les personnes impliquées dans la vie de l’association sont invitées  porter une attention équivalente  la qualité de l’objectif  atteindre et  la manière dont elles l’atteignent. Cette prise en compte du fond (l’objectif) et de la forme (la manière de « faire ensemble  ») est un garant de la cohérence et de la dynamique d’ensemble.

o Les personnes qui adhérent  l’association s’engagent  faire vivre ces deux particularités. Ainsi, elles contribuent  animer un processus expérimental d’auto-régénération des relations et des modes de fonctionnement. Il appartient ensuite  chacun, dans la durée, de faire maintenir cette dynamique par de la prise de recul, l’écoute, le questionnement. Cette démarche d’ouverture est tout autant enrichissante qu’exigeante  titre personnel : elle nous confronte  nos contradictions personnelles en nous invitant  les dépasser. Elle libère également nos capacités d’action et d’imagination.

o L’association s’est engagée  présenter chaque année, en Assemblée Générale, parallèlement au rapport d’activité et au bilan financier, un bilan du fonctionnement relationnel. Cet engagement (présentation du bilan relationnel) concrétise l’affirmation selon laquelle, dans tout groupe humain, les relations sont aussi importantes que les résultats issus de l’action (le rapport d’activité) et que la santé financière (bilan financier).

o Les personnes adhérentes  Interactions TP-TS souhaitent essaimer leur démarche en permettant  chacun et  chaque collectif intéressé de se l’approprier.

Illustration du bilan relationnel d’Interactions TP-TS

Pour réaliser le bilan relationnel, la charte de fonctionnent d’Interactions TP-TS propose notamment une série de questions  partir desquelles nous sommes invités  observer l’écart entre nos pratiques et nos valeurs.

Ces questions peuvent être posées en groupe,  l’occasion d’un échange libre basé sur la liberté d’expression, l’écoute et le non-jugement. Elles peuvent également être associées  d’autres modalités d’animation. Ainsi, nous avons tour  tour utilisé :

o Le théâtre : au travers de la mise en scène de saynètes qui s’inspiraient du vécu du groupe au cours de l’année écoulée, et qui étaient jouées par les membres du groupe (avec l’aide d’une professionnelle des techniques du théâtre forum) il s’agissait de visualiser la nature des relations que nous entretenons les uns avec les autres, et leurs impacts. Ces saynètes ont été suivies d’échange en groupe.

o Le questionnaire en ligne : chaque membre du groupe était invité  répondre  un questionnaire qui reprenait les questions du bilan relationnel. Les résultats ont été ensuite consolidés. Il s’agit l d’une technique intéressante pour mesurer quantitativement le degré de satisfaction relationnelle, mais insuffisante pour redynamiser les liens interpersonnels si les « résultats  » ne font pas l’objet d’une discussion en groupe.

o L’expression individuelle écrite. Pour l’évaluation relationnelle du Carrefour des Interactions de novembre 2006, événement qui avait mobilisé nombre d’entre nous, nous avons été invités par les pilotes de l’évaluation, après la lecture d’une poésie qui donnait le « l  »,  répondre par écrit  3 questions relatives  notre vécu de l’événement et de sa préparation. Puis les feuilles ont été réparties au hasard entre les participants. Chacun a lu le texte qu’il avait en main, ceci sans que les textes ne soient ensuite commentés. Cette technique permet de faire apparaître la richesse et la diversité des sensibilités dans le groupe.

o La méthode ERIC (Evaluation Relationnelle Individuelle et Collective). En binôme, chacun était notamment invité, en s’adressant  son partenaire,  répondre  la question « En quoi je te reconnais ? ». Cette simple question est très « puissante  » pour nourrir une relation.

Un enseignement majeur : l’importance d’inscrire le bilan relationnel dans les textes

o C’est parce que le bilan relationnel est inscrit dans les textes fondamentaux de l’association (statuts et charte) :

- que chacun peut légitimement en rappeler l’importance (notamment quand le groupe tend  « expédier  » ce bilan un peu trop rapidement, convaincu que tout le monde est sur la même longueur d’onde),

- que chacun peut donc demander, sans quémander, de prendre le temps de travailler sur le lien relationnel,

- qu’il devient progressivement naturel de intégrer la dimension relationnelle dans les pratiques réelles du groupe. La conscience relationnelle augmente ainsi progressivement.

o Le bilan relationnel ne prémunit pas le groupe,  vie, de toute pathologie relationnelle. En effet,  partir du moment où nous décidons de « faire ensemble  » au sein d’un collectif, nous créons des liens entre nous, et nous risquons aussi de les malmener. Mais ce bilan permet de rééquilibrer les relations, de faire de la prévention.

o Parce qu’elle prend du temps, la pratique du bilan relationnel nous oblige  ralentir individuellement et collectivement notre rythme. Elle nous décale du soucis de produire pour nous centrer sur quelque chose d’essentiel : le lien  l’autre et sa dynamique. « L’être  » reprend sa place par rapport  « l’avoir  » et au « faire  ».

o Le bilan relationnel est réalisé une fois par an selon les textes de l’association Interactions TP-TS. Mais bien s »r il n’a de sens véritable que si sa philosophie est active au quotidien, jour après jour,  travers notre qualité de présence  nous-même,  l’autre, au monde.

Ce que n’est pas, et ce qu’est, Interactions TP-TS

o Les personnes qui adhérent  l’association Interactions TP-TS (ou  l’idée qu’elle promeut) ne sont en aucune manière « meilleures  » que les autres. Elles ont seulement conscience qu’elles sont,  travers leurs actes, leurs attitudes, leurs comportements, leurs paroles, coresponsables de la santé relationnelle des collectifs auxquels elles appartiennent. A ce titre, elles s’engagent  porter un regard critique et constructif sur elles-mêmes et sur l’impact de la place qu’elles prennent (ou ne prennent pas).

o Interactions TP-TS invite  travailler sur le lien  l’autre, ce que nous veillons  faire dans le respect inconditionnel de l’autre. Ce travail favorise la prise de conscience sur soi. Il vient bousculer nos certitudes, nos émotions, notre sensibilité. Pour autant Interactions TP-TS n’est pas un espace thérapeutique. Charge  chacun de poursuivre son propre chemin de développement personnel, sa quête d’équilibre, de mieux être. La dynamique Interactions TP-TS aide  avancer dans ce processus. Elle ne s’y substitue pas.

o Interactions TP-TS remet au go »t du jour une « vieille  » idée que l’on retrouve dans les traditions de sagesse ou en philosophie. On attribue ainsi  Socrate l’idée selon laquelle « nul ne peut prétendre  gouverner la cité s’il est incapable de se gouverner lui-même  ».

o En concevant et en facilitant l’accès  des dispositifs qui visent  éclairer et  vulgariser la grammaire relationnelle indispensable au « vivre ensemble au 21ème siècle  », Interactions TP-TS se situe sur le terrain politique de l’innovation sociale.

Présentation rédigée par Laurence Baranski, octobre 2008

Pour en savoir plus sur l’Alliance Civique pour l’Humanité

http://beija-flor.info/wakka.php ?wiki=PagePrincipale

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Laurence Baranski



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