La quatrième de couverture
Une révolution de l’esprit reste à assurer, à l’échelle individuelle comme à l’échelle de la planète, celle du passage du regard linéaire et binaire sur la réalité à une approche complexe et systémique. C’est une mission première et urgente pour l’école.
Les analyses et témoignages présentés dans cet ouvrage mettent en évidence que :
l’école doit prendre conscience de la contradiction fondamentale qu’elle entretient entre les valeurs démocratiques qu’elle pense servir et les valeurs réelles qu’elle transmet ;
l’école doit changer de cap : sortir d’une culture infantilisante, de « gagnants-perdants », et s’orienter résolument vers une culture de coopération, une éducation humanisante où savoirs, savoir-faire, savoir-être et savoir-vivre ensemble s’apprennent conjointement.
La démocratie ne s’improvise pas, elle s’apprend.
Sans les tenir pour exclusives, les voies proposées sont des repères pour celles et ceux qui souhaitent échapper aux explications réductrices de la « crise de l’enseignement ». Il est urgent de faire émerger une école au service de plus de maturité personnelle et collective. Une école qui prépare véritablement les citoyens d’aujourd’hui et de demain aux enjeux anthropologiques, écologiques, interculturels et sociaux du XXIe siècle.
Un ouvrage qui…
… invite à repenser le sens et le contenu que l’on donne au mot « réussite »…
… indique des voies par lesquelles une prise en compte plus consciente des interactions entre les personnes et les pratiques collectives revitalise les valeurs démocratiques dès l’école…
… contient des pistes de réflexion et d’action
novatrices…
… s’adresse à toutes celles et ceux, citoyens et responsables, qui s’inquiètent du devenir de l’école ;
aux enseignantes et enseignants qui, de la maternelle à l’université, s’interrogent, coopèrent, innovent ; à toutes les associations militantes, trop peu écoutées, dont les finalités rejoignent celles développées au fil des pages ;
aux syndicats d’enseignants et aux associations de parents dont la responsabilité est grande pour faire advenir une école qui offre véritablement une chance de développement et d’épanouissement pour chacun et pour tous.
Les auteurs
Ce livre est né des travaux de la Commission éducation de l’association Interactions Transformation Personnelle -Transformation Sociale, dont l’objet est de promouvoir, dans les pratiques citoyennes et le débat public, la prise en compte des interactions entre les dynamiques personnelles et collectives, au service de sociétés plus responsables et plus solidaires.
Il a été réalisé en partenariat avec la Revue de Psychologie de la Motivation, qui oeuvre pour l’intégration dans la culture de connaissances et de pratiques fécondes, issues de la recherche psychothérapique et des sciences humaines, et notamment de l’approche introspective et systémique de la motivation.
Ont contribué à ces travaux et à ce livre : Laurence Baranski, Marie-Françoise Bonicel, Isabelle Canouï, Henri Charpentier, Olivier Clerc, Daniel Favre, Jacques Fortin, André Giordan, Maridjo Graner, Véronique Guérin, Claire Héber-Suffrin, Georges Hervé, Jacques Lecomte, Brigitte Liatard, Edmond Marc, Bruno Mattéi, Edgar Morin, Aline Peignault, Brigitte Prot, Charles Rojzman, Théa Rojzman, Vincent Roussel, Claire Rueff-Escoubès, Armen Tarpinian, Édith Tartar-Goddet.
Changer de cap. Pourquoi ? Vers quoi ?...
Paroles d’auteurs...
« Parce qu’il est urgent de reconnaître que la réalité humaine, sociale et culturelle, est complexe et systémique, et que l’articulation individuel-collectif y joue un rôle central. »
« Pour en finir avec une dérive collective qui, depuis des décennies, creuse les écarts entre ceux qui réussissent - l’élite- et tous les autres. »
« Pour mettre en cohérence les objectifs de l’école et les pratiques. »
« Parce qu’on ne peut enseigner sans être en relation. D’où la nécessité d’intégrer la formation aux compétences relationnelles. »
« Pour faire émerger toutes les capacités de l’enfant, et pas seulement celles dites scolaires. »
« Pour faire de l’école un lieu où l’on apprend et où on s’entraîne à s’éduquer tout au long de sa vie… dans tous les espaces de vie, et avec tous ceux qu’on rencontre. »
« Pour que les savoirs conduisent à des relations plus justes et plus pacifiées, pour que les relations de coopération permettent des apprentissages émancipateurs. »
« Pour redonner du contenu et du sens au terme fraternité. »
« L’école doit introduire dans ses pratiques le travail en équipe, en groupe, pour les enseignants comme pour les enfants. »
« L’école se doit d’être soucieuse de la diversité des compétences de chaque élève. Chaque élève a une égale importance. »
« L’école doit prendre en considération l’ensemble des besoins fondamentaux et interdépendants de la personne : cognitifs, affectifs, sociaux… »
« Elle doit intégrer la connaissance de soi dans ses différentes dimensions : la réflexion, le corps, les émotions… »
« Changer de cap, c’est changer de système de valeur dominant, c’est choisir consciemment la voie du mieux et non du toujours plus, celle de la logique de l’inclusion où chacun est important dans une société solidaire. Une société où le développement de l’humain, dans le respect des équilibres biologiques, implique une éducation à la responsabilité de tous ses membres. »
« Le nouveau cap, c’est celui où se rencontrent la personne et l’universel. Un lieu où se jouentles interactions entre l’un et le tout, entre l’individu et le groupe, entre le je et le nous. »
« Je me sens complètement incapable d’imaginer ce que l’espèce humaine va choisir : l’addiction à la compétition et donc l’extinction, ou alors la liberté et les renoncements que ce chemin implique ? Nous verrons. »
Editions Chronique Sociale

- Présentation détaillée